Le alliot_marie_sarkozy2ème forum pré-électoral de l'UMP, hier à Lyon, a donné lieu à des échanges animés et très vifs entre Michèle Alliot-Marie et Nicolas Sarkozy. Michèle Alliot-Marie, qui ne veut rien changer à la Constitution, et Nicolas Sarkozy, qui veut renforcer la responsabilité politique du chef de l'Etat, ont laissé éclaté leurs divergences sur la question des institutions.

« Ce n'est pas être ringard que d'être attachée aux Institutions de la Vème République, au rôle éminent du Président de la République. Le président donne de la visibilité sur l'avenir, il garantit la cohésion nationale », a lancé Alliot-Marie. « Le président représente la France à l'étranger. A l'étranger, la France, c'est la Tour Eiffel et Jacques Chirac », a-t-elle ajouté.

« Je me garderai bien de réduire la France à un monument ou une personnalité, aussi brillante soit-elle. La France, ce n'est pas que la Tour Eiffel, surtout vu de Lyon », a rétorqué Sarkozy.

Voilà ce qui a pimenté les échanges entre les deux intervenants. Un débat en forme de partie de billard qui s'est réalisé à l'avantage des propos de Sarkozy, aux remarques plus crédibles.

La ministre de la Défense, qui n'exclut pas d'être candidate à l'Elysée, a même été brièvement sifflée, avant que l'organisateur, Jean-Pierre Raffarin n'appelle la salle à la bonne humeur, déclenchant des applaudissements pour la ministre.

Affirmant leur préférence pour Nicolas Sarkozy, les étudiants présents ont néanmoins souhaité que Michèle Alliot-Marie se déclare candidate pour « clarifier la situation ».

C'est à l'issue du troisième forum de l'UMP, qui aura lieu à Bordeaux le 21 décembre, qu'Alliot-Marie dévoilera probablement ses intentions.