Les Nice Spirit pratiquent l’art du déplacement, appelé plus communément le parkour. Cet art est une façon d'appréhender l'environnement qui nous entoure avec, pour seul outil, le corps humain. Plus qu'un sport, c'est un art de vivre, une philosophie dparkoure tous les jours.

Pouvoir faire face à tous les obstacles qui se présentent dans une recherche de mouvements, alliant efficacité et maîtrise. C'est aussi la connaissance de soi-même, savoir se confronter à ses propres appréhensions.

Ce sport, urbain le plus souvent, consiste à contourner les obstacles et à utiliser tout l’espace qu’on peut trouver sur son chemin. Lorsqu'un traceur* emprunte une rue, il va trouver spontanément des endroits par lesquels passer, que personne n'empruntera hormis lui : « Ca se passe au feeling, à chaque fois qu’on passe quelque part, on découvre de nouvelles figures à faire. On a une vision de la rue qui est différente de tout le monde », explique Nicolas, un des trois membres du groupe les Nice Spirit.

On connaît les risques

Ce sport ne s’exécute pas du jour au lendemain, Nicolas insiste fortement dessus. A 21 ans, il pratique le parkour depuis trois ans, à raison de quatre entraînements par semaine :  « Il faut que cela soit progressif, quand tu ne le sens pas, tu ne le fais pas. C’est un sport dangereux, mais les risques, on les connaît ; si tu as un accident, c’est que tu n’as pas respecté quelque chose. Si tu t’habitues doucement, il n’y a pas de raison de se blesser ». Selon Nicolas, les risques existent mais ils sont étudiés : « Les sauts sont à chaque fois analysés avant de s’engager. Tout simplement pour n’avoir aucune surprise à l’arrivée ».

Un entraînement régulier primordial

Pour que tout se passe dans les meilleures conditions, la rigueur est essentielle. Nicolas a 21 ans, il pratique de la musculation, des pompes, des tractions et de la natation pour maintenir son corps au niveau. Ce sport est aussi un mode de vie, une philosophie, à entendre par là qu’on ne le pratique pas une fois par mois. Un entraînement régulier accompagné d’une bonne hygiène de vie permettent de progresser petit à petit et de découvrir ce sport complet, tant au niveau physique que mental. Il permet au pratiquant de développer des qualités telles que l'agilité, la résistance, la maîtrise et surtout la confiance en soi.

Un véritable effet de mode est apparu avec cette pratique. Notamment depuis le film Yamakasi, puis Banlieue 13 avec David Belle, le fondateur du Parkour : « De nombreux jeunes s’y mettent mais font ça n’importe comment, et arrêtent peu de temps après. En plus, quand tu as 12 ans, ta croissance n’est pas terminée et tu es un peu inconscient. Il est préférable d’attendre 16 ou 17 ans », conseille Nicolas.

* terme qui désigne celui qui pratique le parkour

Vidéo 2006 des Nice Spirit


Nice Spirit été 2006 Parkour