Bon nombre d'étrangers répondraient à cette interrogation par une affirmation.

Or, force est de constater que le pays dissimule les subventions promises, laisse sa population dans un climat de tension sociale et se dérobe même parfois lorsqu'il s'agit de verser des indemnités.

Allocations familiales, allocations de chômage, aides aux plus démunis. Les différentes aides aUne_Eliby_Assedic_2pportées viennent contrebalancer les difficultés sociales d'une majorité de gens.

L'Etat joue la carte de la solidarité en ces périodes de grands froids, ils n'hésitent pas à revendiquer la solidarité aux SDF au travers de multiples spots publicitaires. Combien périssent-ils aujourd'hui et inondent les rues, faute de places suffisantes dans les centres d'accueil ? A Paris, plus de 100 000 logements restent vacants. Il est légitime de constater une incohérence dans tout le système.

Je déplore devant ce gâchis, toutes les pertes humaines considérables (revues cet hiver comme les précédents) et inadéquat au caractère social que les principaux membres du gouvernement Villepin tentent de valoriser dans leur politique.

Le pays pousse les hauts salaires dans la voie de l'excellence aux dépens des bas salaires qui demeurent dans la misère.

Les bénéficiaires du RMI jouissent également de la malheureuse réputation d'une situation un peu trop précaire. Pourquoi toutes les aides tendent à diminuer alors que la vie augmente sans cesse. Et à quel rythme...Sous le regard de plus en plus méprisant de certaines catégories sociales ou politiques. Je dis « méprisant » parce que je considère ce mot en adéquation maximale avec l'image peu flatteuse du politique face à ces personnes en grandes difficultés financières.

Où encore, les chômeurs ayant ouvert des droits aux allocations de chômage dénoncent eux-mêmes une nouvelle forme d'abus. L'obtention de certaines aides ne dépend plus vraiment du droit à chacun mais plutôt d'une volonté à toutes épreuves. Il faut sans cesse « courir après un dû ». Combien de gens attendent des mois avant de percevoir le moindre sou, faute d'une administration française dépassée et désorganisée face à toute cette précarité excessive.

Et je le dis comme je le pense, toutes les cotisations prélevées lors de périodes d'activité sont sensées apporter une sécurité qu'on ne ressent absolument pas. Mais la réalité Monsieur Sarkozy, ce n'est pas la sécurité à la personne que les gens réclament, c'est une sécurité en leur avenir.

Les taxes exorbitantes prélevées chaque mois sur la fiche de paye pourrait laisser penser que la France possède de nombreuses ressources plein les poches. Et malgré cette réalité, elles restent malheureusement trop mal réparties. Nous vivons dans un pays se caractérisant comme souverain en matière sociale alors que sa démarche de préservation et de privilèges en fait un pays de plus en plus déséquilibré. Et qui ne reste pas fidèle à sa réputation.

Au lieu de faire en sorte de limiter les écarts entre hauts et bas revenus, l'Etat poursuit sa marche en avant, seul et égoïstement, ignorant la réalité de la misère sociale. Le gouvernement se voit en premier responsable d'une société devenue inégalitaire. Il serait tant que nos dirigeants pensent le monde différemment et qu'il fasse en sorte d'équilibrer les richesses.

Au prémices d'une bataille féroce pendant laquelle vont se livrer sans merci les politiques en quête du pouvoir ultime, la question fondamentale des rapports sociaux -et surtout humains- dans notre pays passent désormais au dernier plan.