31 décembre 2006
Saddam : Une pendaison au goût amer
Saddam Hussein a été pendu!
Certes, le vieux brigand a commis des crimes atroces et il ne méritait guère mieux. Mais on peut douter de l'utilité du procédé dans un Irak déjà à feu et à sang. Peut-on admettre que dans ce contexte, cette décision gouvernementale soit appliquée dans un désir de vengeance pure ? Est-ce que la peine de mort était la solution ? Ne l'espérait-il pas ? Cela me rappelle un peu l'exécution à la sauvette de Nicolae Ceaucescu et sa femme un jour de décembre 1989, mitraillés sans ménagement dans une prison roumaine.
On se débarasse du bonhomme...au cas où...histoire d'être certain qu'il ne reviendra pas au pouvoir.
Le procès orchestré par les USA dans un Irak "démocratisé", n'aura pas permis de juger tous les crimes de Saddam (car de nombreuses autres condamnations pouvaient lui être imputées...), mais au moins, Georges W. Bush pourra arroser la nouvelle année la conscience tranquille : Justice est faite ! Le tyran est mort ! Une fois de plus, il a eu ce qu'il voulait...
30 décembre 2006
Dernier délai pour les non-inscrits
Ca y est, c'est le dernier jour. Après, ce sera trop tard. Trop tard pour s'inscrire sur les listes électorales et désigner son prochain(e) Président(e) de la République. Malgré une forte mobilisation des stars du showbiz, à l'instar de Joey Starr ou Diam's, 2,5 millions d'électeurs ne sont toujours pas inscrits. Près de 28 % des électeurs ont déserté les urnes aux présidentielles de 2002. Soit trois millions de plus qu'en 1995. Un record !
« Les élections ne servent plus à rien », clament les déçus (on peut les comprendre) de la politique. Pourtant, l'élection présidentielle (le 22 avril et le 6 mai prochain) -suivie des élections législatives (les 10 et 17 juin)- dictera les choix de la France pour les cinq ans à venir. Il est donc important de s'inscrire.
Car, n'en déplaisent aux défaitistes chroniques, le vote départagera des partis aux propositions très différentes, en matière d'emploi et de formation, par exemple, ou dans le domaine social ou sécuritaire. Il suffit d'éplucher les mesures proposées par les listes en présence pour s'en convaincre.
Au 1er tour, l'Union pour un mouvement populaire (UMP) - Nicolas Sarkozy, son candidat pressenti- est crédité de 34 % des intentions de vote. Lui qui souhaite une « rupture tranquille », devancerait de peu la candidate du parti socialiste, Ségolène Royal, créditée de son côté de 32 % des voix.
Jean-Marie Le Pen, candidat du Front National arriverait en 3ème position. Il est crédité de 11,5 % d'intentions de vote au 1er tour de l'élection présidentielle.
Avec 9 % d'intentions de vote, François Bayrou a encore beaucoup de travail à effectuer avant de pouvoir prétendre à un éventuel second tour.
D'autres partis et d'autres têtes se lanceront aussi probablement dans la course à l'Elysée, Marie-Georges Buffet, Dominique Voynet, Arlette Laguillier, Olivier Besancenot ou encore Philippe de Villiers sont là plutôt pour alimenter le débat politique que pour croire réellement en leurs chances, quasi-nulles. Seule leur présence dans cette bataille captivante dès le début de l'année pourra faire évoluer les différentes propositions des candidats favoris. On le voit par exemple avec Nicolas Hulot qui, sans aucun charisme et compétence politique, semble pourtant parvenir à faire évoluer les choses en matière écologique.
Le choix politique est immense. Encore faudra-t-il avoir le droit de voter. Encore faudra-t-il y aller. Vous tous, nous tous, avons les cartes en main. Ne laissons pas passer cette chance, la chance que nous avons de vivre en démocratie...En démocratie par-ti-ci-pa-tive... Pour ne rien regretter...
Si tu votes pas...
29 décembre 2006
Cadeaux de Noël : Revente en ligne et gros business
Les cadeaux étaient à peine déballés au pied du sapin que
beaucoup d'internautes découvraient sur leur messagerie électronique une
invitation... à revendre les cadeaux qui les auraient décus.
Chacun des sites de vente aux enchères étalent leurs statistiques ;
eBay France,
leader du marché, informe que 15% des internautes français revendent déjà leurs
cadeaux. Et PriceMinister affirme qu'une personne sur trois se dit insatisfaite
des présents qu'elle a reçus à Noël !
La déception au pied du sapin n'est pas nouvelle, profondément liée aux inquiétudes qui accompagnent l'achat du cadeau. Mais jusqu'ici, elle se faisait plus
discrète. Le bibelot désolant était remis dans un coin perdu de la maison,
quant au bouquin sans intérêt trouvait sa place au fin fond d'une
bibliothèque. On peut y voir de l'hypocrisie, mais aussi la perpétuation d'un
rite social.
Tendance à devenir une fête essentiellement consumériste, Noël,
conserve cependant son âme festive qui marque la fin de l'année.
Et les cyberbrocanteurs s'acharnent à vouloir nous débarasser de nos derniers
principes en même temps que de nos cadeaux. Ces pratiques accélèrent les
réalités d'une société de consommation où seule compte, la satisfaction égoïste
et immédiate.
On savait déjà que le Père Noël pouvait être une ordure. Ceux qui prétendent le
succéder dans ce nouveau business, sont bien placés pour le dépasser.
28 décembre 2006
Jacques Crozemarie : Mort d'un escroc
Un es
croc a rendu l'âme ! Et par n'importe lequel. Derrière l'aspect courageux de ce "docteur miracle", Jacques Crozemarie, octogénaire, est mort dimanche, en région parisienne, près de cinq ans après être sorti de prison. Condamné à quatre ans ferme pour abus de confiance et recel d'abus de biens sociaux, il a bénéficié des classiques remises de peine qui lui ont permis de ne faire qu'un peu plus de deux ans.
Fondateur en 1962 de l'Association pour la recherche contre le cancer (ARC), le scandale qui l'a fait connaître a éclaté au grand jour en 1996. Suite à une dénonciation de l'Inspection générale des affaires sociales qui a entraîné sa condamnation, Jacques Crozemarie, aidé par un entourage peu scrupuleux, s'est moqué des malades du cancer, de leurs familles, des donateurs pourtant nombreux (3,5 millions) et du corps médical.
Des millions ont été détournés. Seuls 30% des fonds allaient à la recherche. On se doute aisément des sommes exorbitantes envolées, révélatrices pourtant d'une forte solidarité des citoyens. Paradoxalement, cette association était présidée par un homme manipulateur et irrespectueux de ce en quoi il s'était investi depuis tant d'années, à savoir la charité. C'est là où se situe la gravité de l'affaire.
L'ascension de l'escroc vu par le Groland
27 décembre 2006
Le Poker envahit les médias
Les indices se multiplient ces derniers mois : la France vit au rythme de la "pokermania". Émissions télévisées, magazines, sites internet, import de jetons, vente de DVD... c'est un véritable carton. Il y a un an, tous ces produits n'existaient pas. Avec 400 000 joueurs réguliers estimés selon les sources, le poker devient l'objet d'un véritable business dans l'Hexagone. En cette fin d'année, le célèbre jeu de carte américain est partout : à la télévision, sur le Web, dans les magasins. Dans les médias, tous se disputent les droits depuis l'explosion de ce marché. On voit Patrick Bruel animer une émission sur Canal + tous les vendredis soir (400 000 abonnés regardent ce programme). D'autres chaînes aussi, comme Paris Première, Direct 8, TF1, RTL 9, ont compris que le Poker est la solution aux problèmes d'audience. Un engouement sans précédent dans lequel de nombreuses sociétés n'ont pas hésité à s'engouffrer. Tout a commencé en 1998 (au moment où Bruel est devenu champion du monde) avec Rounders, de François Montmirel, auteur du livre Le poker pour les Nuls. Le Cet engouement pour le poker s'explique par le web accessible à tous et le showbiz. Aujourd'hui, la pokermania s'est emparé des foyers français qui ont pour modèle nos célébrités d'hier et d'aujourd'hui. Du chanteur Christophe au footballeur Vikash Dhorasso, des animateurs TV comme Valérie Bénaïm ou Laurent Fontaine, des comiques à l'instar de Tomer Sisley, tous se retrouvent régulièrement dans les mêmes soirées à redécouvrir l'excitation qu'est le bluff au poker. Un marché en forte explosion qui, lui, n'est absolument pas du bluff.
film "Rounders" raconte en effet l'histoire d'un amateur de poker qui décide un beau matin de vivre de ses gains. Matt Damon donne la réplique à Edward Norton. "Le film a fait fureur auprès d'une nouvelle génération de joueurs. Et depuis l'engouement pour le poker n'a pas cessé de progresser" s'enthousiasme le champion de poker.
26 décembre 2006
La France, pays social ?
Bon nombre d'étrangers répondraient à cette interrogation par une affirmation.
Or, force est de constater que le pays dissimule les subventions promises, laisse sa population dans un climat de tension sociale et se dérobe même parfois lorsqu'il s'agit de verser des indemnités.
Allocations familiales, allocations de chômage, aides aux plus démunis. Les différentes aides a
pportées viennent contrebalancer les difficultés sociales d'une majorité de gens.
L'Etat joue la carte de la solidarité en ces périodes de grands froids, ils n'hésitent pas à revendiquer la solidarité aux SDF au travers de multiples spots publicitaires. Combien périssent-ils aujourd'hui et inondent les rues, faute de places suffisantes dans les centres d'accueil ? A Paris, plus de 100 000 logements restent vacants. Il est légitime de constater une incohérence dans tout le système.
Je déplore devant ce gâchis, toutes les pertes humaines considérables (revues cet hiver comme les précédents) et inadéquat au caractère social que les principaux membres du gouvernement Villepin tentent de valoriser dans leur politique.
Le pays pousse les hauts salaires dans la voie de l'excellence aux dépens des bas salaires qui demeurent dans la misère.
Les bénéficiaires du RMI jouissent également de la malheureuse réputation d'une situation un peu trop précaire. Pourquoi toutes les aides tendent à diminuer alors que la vie augmente sans cesse. Et à quel rythme...Sous le regard de plus en plus méprisant de certaines catégories sociales ou politiques. Je dis « méprisant » parce que je considère ce mot en adéquation maximale avec l'image peu flatteuse du politique face à ces personnes en grandes difficultés financières.
Où encore, les chômeurs ayant ouvert des droits aux allocations de chômage dénoncent eux-mêmes une nouvelle forme d'abus. L'obtention de certaines aides ne dépend plus vraiment du droit à chacun mais plutôt d'une volonté à toutes épreuves. Il faut sans cesse « courir après un dû ». Combien de gens attendent des mois avant de percevoir le moindre sou, faute d'une administration française dépassée et désorganisée face à toute cette précarité excessive.
Et je le dis comme je le pense, toutes les cotisations prélevées lors de périodes d'activité sont sensées apporter une sécurité qu'on ne ressent absolument pas. Mais la réalité Monsieur Sarkozy, ce n'est pas la sécurité à la personne que les gens réclament, c'est une sécurité en leur avenir.
Les taxes exorbitantes prélevées chaque mois sur la fiche de paye pourrait laisser penser que la France possède de nombreuses ressources plein les poches. Et malgré cette réalité, elles restent malheureusement trop mal réparties. Nous vivons dans un pays se caractérisant comme souverain en matière sociale alors que sa démarche de préservation et de privilèges en fait un pays de plus en plus déséquilibré. Et qui ne reste pas fidèle à sa réputation.
Au lieu de faire en sorte de limiter les écarts entre hauts et bas revenus, l'Etat poursuit sa marche en avant, seul et égoïstement, ignorant la réalité de la misère sociale. Le gouvernement se voit en premier responsable d'une société devenue inégalitaire. Il serait tant que nos dirigeants pensent le monde différemment et qu'il fasse en sorte d'équilibrer les richesses.
Au prémices d'une bataille féroce pendant laquelle vont se livrer sans merci les politiques en quête du pouvoir ultime, la question fondamentale des rapports sociaux -et surtout humains- dans notre pays passent désormais au dernier plan.
23 décembre 2006
Un "Buffet" de Noël pas au goût de tout le monde
Comme de n
ombreux partis, la gauche anti-libérale a choisi sa candidate à
l'élection présidentielle. Un soulagement ? Le début d'une campagne d'union
contre le capitalisme ? Eh bien non, car l'officalisation de la candidature de
Marie-Georges Buffet est loin de faire l'unanimité. Depuis plusieurs semaines,
le mouvement de gauche anti-libéral, se chamaille et se divise quant au nom de
leur représentant lors des élections à venir... Ce mouvement qui souhaitaient
du "sang neuf" pour se lancer dans la course, englobe aussi le Parti
Communiste, qui se voulait "pro Marie-Georges".
Le verdict est tombé, et les votes des militants PC se sont largement orientés vers leur secrétaire nationale, qui avait affirmé son désir de s'investir dans la course. Cette dernière s'est donc réjouit de pouvoir enfin entrer dans la campagne, qui a déjà débuté depuis plusieurs semaines, et cherche aujourd'hui à rassembler. Mais les collectifs anti-libéraux, représentés entre autres par Clémentine Autain, adjointe à la mairie de Paris, sont loin de valider cette candidature, et regrette que l'unité n'ait pas pu être trouvée.
Tout reste donc à faire pour Marie-Georges, à commencer par convaincre son propre camp...
22 décembre 2006
Un parkour pas comme les autres
Les Nice Spirit pratiquent l’art du déplacement,
appelé plus communément le parkour. Cet art est une façon d'appréhender l'environnement qui nous entoure avec, pour
seul outil, le corps humain. Plus qu'un sport, c'est un art de vivre, une
philosophie d
e tous les jours.
Pouvoir faire face à tous les obstacles qui se présentent dans une
recherche de mouvements, alliant efficacité et maîtrise. C'est aussi la
connaissance de soi-même, savoir se confronter à ses propres appréhensions.
Ce sport, urbain le plus souvent, consiste à contourner les obstacles et à utiliser tout l’espace qu’on peut trouver sur son chemin. Lorsqu'un traceur* emprunte une rue, il va trouver spontanément des endroits par lesquels passer, que personne n'empruntera hormis lui : « Ca se passe au feeling, à chaque fois qu’on passe quelque part, on découvre de nouvelles figures à faire. On a une vision de la rue qui est différente de tout le monde », explique Nicolas, un des trois membres du groupe les Nice Spirit.
Ce sport ne s’exécute pas du jour au lendemain, Nicolas insiste fortement dessus. A 21 ans, il pratique le parkour depuis trois ans, à raison de quatre entraînements par semaine : « Il faut que cela soit progressif, quand tu ne le sens pas, tu ne le fais pas. C’est un sport dangereux, mais les risques, on les connaît ; si tu as un accident, c’est que tu n’as pas respecté quelque chose. Si tu t’habitues doucement, il n’y a pas de raison de se blesser ». Selon Nicolas, les risques existent mais ils sont étudiés : « Les sauts sont à chaque fois analysés avant de s’engager. Tout simplement pour n’avoir aucune surprise à l’arrivée ».
Un entraînement régulier primordial
Pour que tout se passe dans les meilleures conditions, la rigueur est essentielle. Nicolas a 21 ans, il pratique de la musculation, des pompes, des tractions et de la natation pour maintenir son corps au niveau. Ce sport est aussi un mode de vie, une philosophie, à entendre par là qu’on ne le pratique pas une fois par mois. Un entraînement régulier accompagné d’une bonne hygiène de vie permettent de progresser petit à petit et de découvrir ce sport complet, tant au niveau physique que mental. Il permet au pratiquant de développer des qualités telles que l'agilité, la résistance, la maîtrise et surtout la confiance en soi.
Un véritable effet de mode est apparu avec cette pratique. Notamment depuis le film Yamakasi, puis Banlieue 13 avec David Belle, le fondateur du Parkour : « De nombreux jeunes s’y mettent mais font ça n’importe comment, et arrêtent peu de temps après. En plus, quand tu as 12 ans, ta croissance n’est pas terminée et tu es un peu inconscient. Il est préférable d’attendre 16 ou 17 ans », conseille Nicolas.
* terme qui désigne celui qui pratique le parkour
Vidéo 2006 des Nice Spirit
21 décembre 2006
L'idole nous quitte
A l'instar de certains chefs d'entreprise, notre « Johnny national » va délocaliser. Il résidera durant six mois et un jour dans l'accueillante Suisse, afin d'échapper à l'impôt sur la fortune, ce qui, soit dit en passant, est tout à fait légal.
Dernièrement, on a vu Johnny Hallyday, au bras de Nicolas Sarkozy, pour le soutenir dans la campagne présidentielle et hop, le voilà désormais citoye
n suisse. Le ministre aurait-il manqué de lucidité en ne se souvenant plus que l'artiste cherchait déjà à s'enfuir de France pour aller en Belgique ? Si toutes les fortunes partent de notre pays, qui va payer encore plus d'impôts ? Bien entendu, les contribuables !
Certains disent « mais il a bien raison, nous payons bien trop d'impôts en France ». Si tous les assujettis à l'impôt s'expatrient, comment la France pourrait-elle faire face à ses dépenses publiques ?
Les autres, citoyens français et travailleurs invétérés, considérablement moins fortunés, verront donc leurs impôts renforcés, et devront, sans nul doute, mettre toujours plus la main au porte-monnaie.
Dans les montagnes suisses...
20 décembre 2006
Raves Brisées
Free parties, teufs, raves, teknivals...Autant de qualificatifs pour désigner ces manifestations interdites et vues par tant de gens comme des supermarchés de la drogue, et rien de plus. Pourtant, elles sont partout depuis plus de vingt ans.
Les adeptes des sound-systems sont considérés comme des parias, des marginaux, simplement parce qu'ils ont choisi de vivre en dehors de la société.
Sous la forme de rassemblements clandestins pendant une nuit ou quelques jours, ces teufs prônent la liberté de créer et de vivre hors des schémas sociaux établis afin d'échapper au quotidien et de communier dans un élan de solidarité et de passion pour la musique électronique.
Les teufeurs proclament eux-mêmes leur différence : « Nous ne sommes pas des criminels, ni des terroristes, nous sommes juste différents par notre apparence et nos modes de pensée. Nous sommes fatigués de cette répression stérile alors que nous ne désirons que le respect », déclare une organisatrice. Il n'est évidemment pas rare de voir des soirées interrompues par l'intervention des forces de police. Pour beaucoup de participants, la présence des autorités reste abusive.
Une manifestation a réuni le 15 avril dernier à Strasbourg (67), de nombreux membres de cette grande tribu : « On ne peut plus tolérer que certains pays membres de l'Union Européenne méprisent et réduisent à néant ces espaces de liberté créative, soit par des actes violents policiers, soit par des législations sécuritaires ».
La colère des teufeurs s'est accentuée depuis le teknival organisé en République Tchèque l'an dernier : deux morts et plus de cent blessés. Un bilan bien triste qui résulte de la brutale intervention policière ayant mis fin à l'événement.
En plus du droit d'exister, les teufeurs protestent contre les répressions systématiques et non justifiées à leur encontre.
Teknival en République Tchèque peu avant son interruption
Par cette manifestation à l'échelle européenne, les teufeurs souhaitent condamner la République Tchèque, qui a réprimé le teknival de l'été dernier.
Enfin, ils réclament surtout le droit d'être considérés comme des acteurs socioculturels offrant à tous des spectacles libres, autogérés et sans intérêts financiers ; pour eux, l'accès à l'art et à la culture doit être inscrit comme un droit fondamental, et « les diverses manifestations organisées par ce mouvement en marge depuis trop longtemps devraient être considérées d'utilité publique », ajoutent-ils.
Le combat continue donc pour la ceux qu'on appelle « les gens en kaki » pour que la culture techno ne soit plus considérée comme hérétique.
Un peu de droit
...
Depuis mai 2001, un amendement déposé par Thierry Mariani (UMP) autorise la police à saisir le matériel dans les free-parties, sous contrôle d'un officier de police judicaire. Cet amendement stipule que « les rassemblements à caractère musical organisés par des personnes privées dans des lieux non aménagés et qui ne répondent pas à des critères d'organisation et de prévention des risques, susceptibles d'être encourus par les participants, doivent être déclarés aux préfets des départements dans lesquels l'évènement doit avoir lieu ». À cette déclaration doit être jointe une autorisation du propriétaire du terrain. Le préfet est libre de refuser le rassemblement si les critères ne sont pas respectés. Tout rassemblement organisé sans préalable ou malgré une interdiction du préfet peut coûter cher aux organisateurs : Saisie du matériel de son, peine de prison et 7500 euros d'amende.
De nombreux débats ont ébranlé l'Assemblée Nationale, après les protestations de plusieurs associations de promotion de la culture techno.
Aujourd'hui, le texte de loi reste flou et appliqué de manière arbitraire.

