Blog-Notes de Ludovic Lachat

Commentaires d'Actu...Politique...Médiatique...Sociale...d'un étudiant en journalisme

31 mars 2007

Deux années de journalisme ... en image...

Et bravo à Amélie pour la qualité de son montage...  Et conserve ton regard critique... même à l'égard des cheminots.


Montage bal de promo deuxième année
envoyé par armony31

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18 mars 2007

L'artiste Charley Case explore le corps humain

charley_case_2Son imagination trouve son origine dans la souplesse du trait, dont l’apparence humaine en est le fruit. Charley Case, artiste contemporain de 38 ans, développe son art dans la création multiple de formes humaines et dans l’exploration de la nudité. Polyvalent dans ses pratiques, l’artiste met en forme la relation intime et perpétuelle entre le corps de l’Homme et la nature.

Le fusain, l’encre de Chine ou indienne, ou encore l’aquarelle et sa technique rapide et immédiate emportent l’artiste dans un monde imagé, de la lumière à l’obscurité, de l’origine de l’Homme à sa finalité. Avec l’utilisation quasi-permanente de cercles, de ronds et de spirales, symbolique de l’irrémédiable cheminement de la vie vers la mort, tous les éléments y sont explorés et nous rappellent continuellement que le temps passe.

L’auteur prend le parti d’intégrer la nature à la mise en scène du corps sous toutes ses formes. charley_case_1Cette représentation de la vie humaine est le fruit de sa relation fusionnelle avec le nu. C’est de ce concept que les chemins prennent forme. Sous l’impulsion de courbes légères, et guidé par l’instant, l’artiste cherche à occuper inlassablement l’infinité des possibilités que lui offre la volupté corporelle. Car c’est bien de ce corps dont il est question. Charley Case le dévore, le susurre et le séduit à la pointe de son art ; il lui donne une dimension à la fois imprégnée de pureté, de vie, de mort, de naissance et de désœuvrement. Le paradoxe est le point d’orgue de son art, il ausculte la métamorphose du corps et toutes les étapes de la vie, sur fond de nature humaine, de la position fœtale à la déchéance du corps et de l’esprit. Une pratique que l’artiste met en exergue, avec la complicité de matériaux multiples. Sur toile ou sur bois, il utilise des éléments tels que le vernis ou le tissu entraînant un effet de brillance terne, aux ombres évocatrices.

On peut charley_case_3y apprécier la multiplicité des techniques artistiques. Bien qu’il fasse priorité à la peinture et au dessin, l’artiste trouve également son inspiration dans la photographie et la vidéo, formats artistiques dans lesquels la dimension mystique de la vie humaine prend forme ; nous découvrons par l’exemple la vidéo d’un squelette, empreint de vie et profondément agité par le rythme que donne ses os en mouvement. Pourtant symbole de mort, la représentation anthropomorphique de ce squelette témoigne d’un contraste évident ; à la faiblesse d’un corps décharné se dessine un aspect joyeux, vivant et enivrant.

La polyvalence de son art permet à Charley Case d’échapper à une réalité ; celle où tout est finalité. Au contraire, il cherche à présenter, par la variété des supports, des produits, des couleurs, et par de nombreux jeux d’ombres et de lumière, une mise en scène toujours inédite.charley_case

Il émane de ses œuvres une sensation de spirituel bien terre à terre. Aux allures parfois fantomatiques, les œuvres de Charley Case embarquent le spectateur dans une réflexion sur soi, sur le corps humain et sa présence dans un environnement naturel. La variété des formats et des couleurs le conditionnent à explorer les possibilités infinitésimales de sa relation au corps. Pour se faire, il exerce notamment son art sur le support corporel, avec lequel il communie inlassablement.

« Du rôle de l’arbre » - Charley Case

Exposition visible jusqu’au 05 mai 2007, à la Galerie d’art moderne et contemporain Sandrine Mons, 8, rue Dalpozzo, Nice. Renseignements : 04-93-82-04-09 / 06-84-40-76-19          

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16 mars 2007

Bayrou à Nice : L’outsider se transforme en favori

François Bayrou tenait un meeting hier soir à Nice. Un discours consacré aux « réformes vitales », nécessaires pour « que la France tienne debout », a t-il déclaré. Devant près de 6000 personnes, le candidat centriste a revendiqué la construction d’une équipe de « compétences, de volonté et de couragebayrou et non pas de copinages ».

La salle Nikaïa est bondée. Le meeting, prévu à 18h30 est retardé, en vue des difficultés conséquentes de circulation aux abords du Palais Nikaïa réquisitionné pour l’occasion. Obligés de faire la queue, au milieu d’une majorité de « monsieur et madame tout le monde » et d’une proportion importante de jeunes, l’esprit y est bon enfant, mais on sent les gens impatients et très curieux d’entendre le candidat Bayrou, qui n’entrera dans la salle qu’une heure après.

« La réforme est nécessaire »

« Nikaïa, du grec « Niké » qui signifie « victoire », lance Bayrou dès son arrivée sur la scène. Le ton est donné, le candidat de l’UDF à la présidentielle n’est pas venu faire de la figuration. Très vite, les coups semblent destinés au gouvernement en place qui n’a pas réussi à rassembler les gens, les forces, les différences. Lui se veut être le candidat de l’impartialité et du pluralisme : « Chacun doit trouver son compte dans un pays de partage et d’échange. Les réformes sont essentielles dans ce pays qui a besoin d’un changement complet où chacun aura sa place et sa responsabilité », a-t-il prévenu aux nombreux militants. Des réformes qu’il promet de proposer par référendum.

Attaques contre ses rivaux

Debout derrière son pupitre, entouré d’une vingtaine de jeunes UDF, le candidat de la formation centriste a également demandé d'en finir avec la mauvaise représentativité du peuple par les élus : « Il est injuste de voir 90% d’élus de la majorité représentés à l’assemblée nationale alors que Chirac et Jospin n’ont obtenu à eux deux que 35% des voix lors des précédentes élections ». Il souhaite que le gouvernement soit surveillé par le Parlement : « Pour être un Parlement intelligent, je veux que ce dernier contrôle le gouvernement pour lui éviter de faire des bêtises », a-t-il déclaré. Les attaques contre ses deux rivaux principaux étaient nombreuses en imputant quasi continuellement aux deux formations la responsabilité du déclin de la France : « Le sens de mon action est le rassemblement nécessaire pour le redressement du pays. Redonner l’espoir aux familles qui sont en désarroi depuis vingt-cinq ans. Je veux renvoyer l’UMP et le PS dos à dos ».

Azouz Begag et Corinne Lepage : deux nouveaux soutiens

Même si les sondages sont aujourd’hui plutôt encourageants pour l’outsider de la campagne, il redoute la bataille à venir : « Depuis quinze jours, il existe des bagarres incessantes qui iront en empirant. J’ai besoin de vous et vous êtes avec moi ». Et François Bayrou a des raisons d’y croire. Devant un public déterminé et souriant, il n’a cessé d’animer la salle et de lancer des boutades, que le public a apprécié, l’applaudissant régulièrement. De quoi donner des ailes à un candidat qui ne cesse de monter, et qui voit d’autres politiques rejoindre ses idées et son programme. Azouz Begag vient d’annoncer son soutien à François Bayrou ainsi que Corinne Lepage, présente hier à Nice.  

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08 mars 2007

Quand l’information se Corse…

       Il est à l’origine du premier journal télévisé régional sur l’île de beauté. Sampiero Sanguinetti, un journaliste largement impliqué pour l’émancipation de l’information vis à vis des pouvoirs politiques, a expliqué jeudi après-midi aux étudiants en journalisme de Cannes, en quoi l’information en Corse est plus difficile à traiter que dans les autres régions de France.sampiero_sanguinetti

    « C’est très difficile de faire son métier sur une île en crise, telle la Corse, parce qu’il existe une grande proximité avec les gens ». A cinquante-cinq ans et une large expérience de l’investigation, Sampiero Sanguinetti sait de quoi il parle. Dans une région de 250 000 habitants, « tout le monde se connaît, toutes les histoires se propagent rapidement, le journaliste doit prouver qu’il en sait autant que les habitants », prévient-il. « C’est un climat particulièrement sensible, les rumeurs sont à combattre et c’est au journaliste de ne pas se faire piéger ».

Le risque est de « se sentir trop concerné et de manquer de recul. Si les gens ne sont pas contents, ils viennent nous le dire », ajoute Sanguinetti. Savoir rester objectif sur l’île n’est pas évident, de même que garder ses distances avec la population. Cela reste cependant une obligation.

De réelles menaces depuis une dizaine d’années

Le métier de journaliste « fait forcément des mécontents » et si ceux-là ne s’expriment pas, alors il y a danger : « Les menaces existent mais elles ne me font pas peur. S’il y a menace, il n’y a pas de passage à l’acte ». Sanguinetti considère le silence beaucoup plus dangereux. Avant 1995, il ne subsistait pas de risque physique pour les journalistes en Corse, c’est seulement après qu’ils sont apparus avec la guerre contre les nationalistes et la revendication de l’indépendance de la Corse. Même avec la plus grande rigueur, ils ne sont pas exempts de toutes menaces.

Trente-sept fois inculpé

Méditerranéen d’origine, aux cheveux longs et à la moustache grise, Sampiero Sanguinetti ressemble plutôt à un aventurier prêt à taper là où çà fait mal. A la limite de la rébellion à l’égard des pouvoirs politiques, ce syndicaliste aux trente-sept inculpations, jouit d’un charisme et d’une détermination qui le rendent crédible. Sa connaissance du métier l’a amené à prendre des positions légitimes dans un seul objectif, celui d’informer : « Par exemple, j’ai subi de grosses pressions du préfet parce qu’on disait que le nuage radioactif de Tchernobyl était passé en Corse. On s’est fait accuser d’être des charognards ».

Déterminé dès le début de sa carrière, il s’est battu pour son indépendance. Une liberté de parole et de ton qu’il revendique : « Il faut l’entretenir tous les jours. Je ne suis pas un support de la violence mais je suis pour la liberté d’expression ». Le risque est de se faire sortir par les autorités qui « ne supportent pas qu’on sorte des scandales ».

« Un journal télévisé qui dérangeait les autorités »

D’abord journaliste pour FR 3 Côte d’Azur dans les années 70, période pendant laquelle il « a appris à faire de la TV », il part en Corse en 1981 et y crée le premier journal télévisé régional. Promu rédacteur en chef de FR 3 Corse, il reste six ans avant de se faire inculper pour « offense à Chef d’Etat », et il est finalement limogé : « Je réalisais un journal très dérangeant pour les autorités qui étaient en situation difficile. Ils ont voulu me faire partir de force », déplore-t-il. Ce qui l’entraînera à voyager et à découvrir d’autres endroits sensibles, tels Palerme, Gaza ou Ramallah. Autant dire que les régions en crise lui sont familières.

Rappelé en Corse en 2001 pour monter un projet dont il est le fondateur, Via Stella, la nouvelle chaîne numérique de France 3 Corse, devrait voir le jour prochainement après de nombreuses incertitudes. Par la réalisation de ce projet, il se vante de participer au développement économique de la Corse, une région où le chômage reste très élevé.

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04 mars 2007

Michele Cotta : Une journaliste passionnée et ambitieuse

Connue pour avoir animé les débats présidentiels de l’entre deux tours en 1981 et 1988, Michèle Cotta incarne la sagesse, la passion, la raison. Trois qualités qui s’expliquent par sa grande expérience du milieu journalistique. Ou plus précisément du journalisme politique.

Arrivée finalement avec deux heures de retard, son planning est bouleversé, mais elle n’hésite pas à m’accorder de son temps. Et ce dernier est précieux. Aujourd’hui, à la fois journaliste politique à La Chaîne Parlementaire, chroniqueuse pour le Nouvel Economiste et écrivaine, Michèle Cotta a un CV digne des plus grands journalistes de renom.

L’aura qu’elle dégage ne peut laisser indifférent. Humble et sincère, Michèle Cotta, couverte d’une écharpe mauve assortie à un mince pull en laine, impressionne par son charisme. Une voix chaude et rassurante pour ce petit bout de femme au tempérament protecteur.

Attachée à son passé et fidèle en amitié

Originaire de Nice où elle a grandi, Michèle Cotta aime revenir sur sa terre natale pour retrouver ses enfants et ses amis. Et surtout pour passer du bon temps : « Je suis très attachée à cette région et puis, je m’y sens bien. Ce qui me reste surtout, ce sont mes années d’études en hypokhâgne. D’ailleurs, nous avons récemment organisé une rencontre avec tous les anciens khâgneux de Nice ». Fidèle à ses nombreux amis dont le temps n’a rien effacé, Michèle Cotta évoque, hormis sa meilleure amie qu’elle n’a pas quittée depuis la maternelle, Jean-Pierre Chevènement pour qui elle s’est liée d’amitié depuis leurs études communes à Sciences Po : « Le cocon amical est une grande force pour moi », confie-t-elle.

Fidèle à son passé, Michèle Cotta aime ce retour aux sources. Née en 1937 à Nice, ses souvenirs de jeunesse restent les plus marqués. Fille du socialiste Jacques Cotta, élu maire de Nice en 1945, elle se vante de connaître mieux que personne toutes les communes des Alpes-Maritimes. Pendant la campagne électorale de son père, elle a parcouru au moins la moitié du département : « Je le connais par cœur », se remémore t-elle avec émotion.

Ce département fait partie intégrante de sa vie. C’est ici qu’elle y a découvert une passion, chère à beaucoup d’azuréens : « Comme les Niçois, j’adore l’opéra. Le lyrique est un spectacle italien pour lequel je laisse vibrer mes émotions ».

« J’aime le midi, j’aime les gens, il y a moins de barrières ici qu’ailleurs ». Sociable et à l’écoute, Michèle Cotta est toujours prête à se livrer : « Je ne me considère pas bourgeoise, je me suis toujours sentie très populaire. C’est un peu idiot de vous dire çà… », comme gênée de se dévoiler ouvertement.

Une révélation pour le journalisme politique

Avant de monter à Paris, Michèle Cotta fait ses premières armes au Patriote, « mais j’étais toute petite, j’ai changé », comme pour se justifier d’avoir collaboré à un journal communiste. A 16 ans, elle multiplie les reportages pour le journal Ici Alpes-Maritimes.

A ce moment, elle ignore tout du journalisme politique mais « j’ai beaucoup lu et beaucoup appris grâce à des professeurs qui m’ont soutenu et renseigné sur l’Histoire ». Sa détermination et sa volonté d’apprendre l’ont portée vers l’excellence. A 20 ans, tout juste diplômée de Sciences Politiques à Paris, elle est embauchée à L’Express par Françoise Giroud. Elle infiltre le milieu politique de gauche pour recueillir des confidences : « J’y suis restée très longtemps, mais une fois qu’on a franchi le cap, on change tout le temps ». Son passage à L’Express a été un tremplin pour cette femme de Lettres qui multiplie dès lors les expériences journalistiques et les postes à responsabilité : « C’était l’époque où le journalisme est devenu audiovisuel et j’avais envie de suivre le mouvement ».

C’est alors que les chemins se multiplient. Les rencontres sont nombreuses et les propositions s’enchaînent. Après avoir usé de ses talents d’écriture pour le magazine Le Point, elle se convertit à la radio pour accéder en 1980 à la direction du service politique de RTL. Et tout s’accélère. Choisie pour animer le débat présidentiel en 1981 qui opposait Giscard d’Estaing à Mitterrand, elle devient très vite présidente de Radio France. Une promotion en or qui la propulse au poste suprême de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (ancêtre du CSA) de 1982 à 1986. Elle entre ensuite à la télévision où elle devient directrice de l’information générale à TF1 avant d’entrer à France 2 pour la même fonction.

Professionnelle et passionnée

Service privé, public, presse écrite, radio, télévision, la journaliste aux multi-compétences s’est vu confier les plus hautes fonctions. Une vie parfois « stressante » mais tellement riche et « agréable » : « Quand je ne suis pas active, je me sens inutile ». Une vie professionnelle qu’elle lie à sa passion : « J’ai de la veine d’avoir pu mêler les deux. Le langage est quelque chose de formidable, j’ai développé ma passion en observant les autres et en échangeant avec eux ».

Une femme humaine, psychologue, sereine, qui s’est imposée dans le milieu, sinon par une volonté d’apprendre toujours vivace, par une grande rapidité dans le travail : « J’écris un papier en dix minutes. Quand je dois traiter un dossier, je l’étudie au dernier moment ». Selon elle, la rapidité n’est pas une qualité, elle entraîne une « analyse qui peut être superficielle. Je n’ai jamais médité un acte, je marche au feeling et à l’instinct ».

D’autres qualités qui sont les siennes et dont elle ne peut certainement pas douter – l’intelligence ajoutée à la persévérence, une grande ouverture d’esprit, le tout avec probablement un peu de chance -, ont crée de ce monument vivant du journalisme, un être irremplaçable.

A bientôt 70 ans, la journaliste peut être fière de représenter l’un des maillons politiques incontournables de la chaîne audiovisuelle française.

Posté par lachatludo à 16:04 - Médias et People - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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