04 mars 2007
Michele Cotta : Une journaliste passionnée et ambitieuse
Connue pour avoir animé les débats présidentiels de l’entre deux tours en 1981 et 1988, Michèle Cotta incarne la sagesse, la passion, la raison. Trois qualités qui s’expliquent par sa grande expérience du milieu journalistique. Ou plus précisément du journalisme politique.
Arrivée finalement avec deux heures de retard, son planning est bouleversé, mais elle n’hésite pas à m’accorder de son temps. Et ce dernier est précieux. Aujourd’hui, à la fois journaliste politique à La Chaîne Parlementaire, chroniqueuse pour le Nouvel Economiste et écrivaine, Michèle Cotta a un CV digne des plus grands journalistes de renom.
L’aura qu’elle dégage ne peut laisser indifférent. Humble et sincère, Michèle Cotta, couverte d’une écharpe mauve assortie à un mince pull en laine, impressionne par son charisme. Une voix chaude et rassurante pour ce petit bout de femme au tempérament protecteur.
Attachée à son passé et fidèle en amitié
Originaire de Nice où elle a grandi, Michèle Cotta aime revenir sur sa terre natale pour retrouver ses enfants et ses amis. Et surtout pour passer du bon temps : « Je suis très attachée à cette région et puis, je m’y sens bien. Ce qui me reste surtout, ce sont mes années d’études en hypokhâgne. D’ailleurs, nous avons récemment organisé une rencontre avec tous les anciens khâgneux de Nice ». Fidèle à ses nombreux amis dont le temps n’a rien effacé, Michèle Cotta évoque, hormis sa meilleure amie qu’elle n’a pas quittée depuis la maternelle, Jean-Pierre Chevènement pour qui elle s’est liée d’amitié depuis leurs études communes à Sciences Po : « Le cocon amical est une grande force pour moi », confie-t-elle.
Fidèle à son passé, Michèle Cotta aime ce retour aux sources. Née en 1937 à Nice, ses souvenirs de jeunesse restent les plus marqués. Fille du socialiste Jacques Cotta, élu maire de Nice en 1945, elle se vante de connaître mieux que personne toutes les communes des Alpes-Maritimes. Pendant la campagne électorale de son père, elle a parcouru au moins la moitié du département : « Je le connais par cœur », se remémore t-elle avec émotion.
Ce département fait partie intégrante de sa vie. C’est ici qu’elle y a découvert une passion, chère à beaucoup d’azuréens : « Comme les Niçois, j’adore l’opéra. Le lyrique est un spectacle italien pour lequel je laisse vibrer mes émotions ».
« J’aime le midi, j’aime les gens, il y a moins de barrières ici qu’ailleurs ». Sociable et à l’écoute, Michèle Cotta est toujours prête à se livrer : « Je ne me considère pas bourgeoise, je me suis toujours sentie très populaire. C’est un peu idiot de vous dire çà… », comme gênée de se dévoiler ouvertement.
Une révélation pour le journalisme politique
Avant de monter à Paris, Michèle Cotta fait ses premières armes au Patriote, « mais j’étais toute petite, j’ai changé », comme pour se justifier d’avoir collaboré à un journal communiste. A 16 ans, elle multiplie les reportages pour le journal Ici Alpes-Maritimes.
A ce moment, elle ignore tout du journalisme politique mais « j’ai beaucoup lu et beaucoup appris grâce à des professeurs qui m’ont soutenu et renseigné sur l’Histoire ». Sa détermination et sa volonté d’apprendre l’ont portée vers l’excellence. A 20 ans, tout juste diplômée de Sciences Politiques à Paris, elle est embauchée à L’Express par Françoise Giroud. Elle infiltre le milieu politique de gauche pour recueillir des confidences : « J’y suis restée très longtemps, mais une fois qu’on a franchi le cap, on change tout le temps ». Son passage à L’Express a été un tremplin pour cette femme de Lettres qui multiplie dès lors les expériences journalistiques et les postes à responsabilité : « C’était l’époque où le journalisme est devenu audiovisuel et j’avais envie de suivre le mouvement ».
C’est alors que les chemins se multiplient. Les rencontres sont nombreuses et les propositions s’enchaînent. Après avoir usé de ses talents d’écriture pour le magazine Le Point, elle se convertit à la radio pour accéder en 1980 à la direction du service politique de RTL. Et tout s’accélère. Choisie pour animer le débat présidentiel en 1981 qui opposait Giscard d’Estaing à Mitterrand, elle devient très vite présidente de Radio France. Une promotion en or qui la propulse au poste suprême de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (ancêtre du CSA) de 1982 à 1986. Elle entre ensuite à la télévision où elle devient directrice de l’information générale à TF1 avant d’entrer à France 2 pour la même fonction.
Professionnelle et passionnée
Service privé, public, presse écrite, radio, télévision, la journaliste aux multi-compétences s’est vu confier les plus hautes fonctions. Une vie parfois « stressante » mais tellement riche et « agréable » : « Quand je ne suis pas active, je me sens inutile ». Une vie professionnelle qu’elle lie à sa passion : « J’ai de la veine d’avoir pu mêler les deux. Le langage est quelque chose de formidable, j’ai développé ma passion en observant les autres et en échangeant avec eux ».
Une femme humaine, psychologue, sereine, qui s’est imposée dans le milieu, sinon par une volonté d’apprendre toujours vivace, par une grande rapidité dans le travail : « J’écris un papier en dix minutes. Quand je dois traiter un dossier, je l’étudie au dernier moment ». Selon elle, la rapidité n’est pas une qualité, elle entraîne une « analyse qui peut être superficielle. Je n’ai jamais médité un acte, je marche au feeling et à l’instinct ».
D’autres qualités qui sont les siennes et dont elle ne peut certainement pas douter – l’intelligence ajoutée à la persévérence, une grande ouverture d’esprit, le tout avec probablement un peu de chance -, ont crée de ce monument vivant du journalisme, un être irremplaçable.
A bientôt 70 ans, la journaliste peut être fière de représenter l’un des maillons politiques incontournables de la chaîne audiovisuelle française.
13 janvier 2007
Samy Naceri : Le sale gosse du showbiz
Héroïne, cocaïne, alcool, médicaments, le mélange de drogues provoque parfois de lourdes conséquences. Samy Nac
eri ne vous dira pas le contraire ! Polytoxicomane depuis de nombreuses années, il a encore fait parler de lui après de nombreux délits dont il avait fait l'objet. Il a déjà été condamné pour association de malfaiteurs, violence, et affaires de stupéfiants à des peines de prison avec sursis.
Après avoir terminé l'année 2006 dans la souffrance, suite à la mort de sa mère, il ne démarre pas l'année 2007 sous le
s meilleurs hospices. Incarcéré à la maison d'arrêt de Luynes (13) dans l'attente de son jugement le 8 février, il risque gros, surtout en cette période électorale. Parce que lui aussi est en campagne. Alors que Taxi 4 (voir bande-annonce ci-dessous) doit sortir en salle dans un peu plus d'un mois, il est légitime de penser que son maintien en détention et son futur procès devrait servir d'exemple et endommager son image.
Poursuivi pour violence avec arme, Saïd Naceri de son vrai nom, serait responsable d'une altercation au cours de laquelle il a menacé d'un couteau les vigiles du night-club Le Mistral, à Aix-en-Provence (13), dans la nuit du 2 janvier. 1,37 g d'alcool dans le sang, des injures racistes lui sont également reprochées. Même si l'on savait que ce n'était pas un ange, il a vraiment pété les plombs alors qu'il avait semble-t-il remonté la pente. En plus de quatre dents cassées, Samy Naceri a eu la mâchoire fracturée. Autant dire que ce nouveau débordement lui a déjà coûté très cher. Et ce n'est sans doute pas terminé...
Bande-Annonce TAXI 4
27 décembre 2006
Le Poker envahit les médias
Les indices se multiplient ces derniers mois : la France vit au rythme de la "pokermania". Émissions télévisées, magazines, sites internet, import de jetons, vente de DVD... c'est un véritable carton. Il y a un an, tous ces produits n'existaient pas. Avec 400 000 joueurs réguliers estimés selon les sources, le poker devient l'objet d'un véritable business dans l'Hexagone. En cette fin d'année, le célèbre jeu de carte américain est partout : à la télévision, sur le Web, dans les magasins. Dans les médias, tous se disputent les droits depuis l'explosion de ce marché. On voit Patrick Bruel animer une émission sur Canal + tous les vendredis soir (400 000 abonnés regardent ce programme). D'autres chaînes aussi, comme Paris Première, Direct 8, TF1, RTL 9, ont compris que le Poker est la solution aux problèmes d'audience. Un engouement sans précédent dans lequel de nombreuses sociétés n'ont pas hésité à s'engouffrer. Tout a commencé en 1998 (au moment où Bruel est devenu champion du monde) avec Rounders, de François Montmirel, auteur du livre Le poker pour les Nuls. Le Cet engouement pour le poker s'explique par le web accessible à tous et le showbiz. Aujourd'hui, la pokermania s'est emparé des foyers français qui ont pour modèle nos célébrités d'hier et d'aujourd'hui. Du chanteur Christophe au footballeur Vikash Dhorasso, des animateurs TV comme Valérie Bénaïm ou Laurent Fontaine, des comiques à l'instar de Tomer Sisley, tous se retrouvent régulièrement dans les mêmes soirées à redécouvrir l'excitation qu'est le bluff au poker. Un marché en forte explosion qui, lui, n'est absolument pas du bluff.
film "Rounders" raconte en effet l'histoire d'un amateur de poker qui décide un beau matin de vivre de ses gains. Matt Damon donne la réplique à Edward Norton. "Le film a fait fureur auprès d'une nouvelle génération de joueurs. Et depuis l'engouement pour le poker n'a pas cessé de progresser" s'enthousiasme le champion de poker.
21 décembre 2006
L'idole nous quitte
A l'instar de certains chefs d'entreprise, notre « Johnny national » va délocaliser. Il résidera durant six mois et un jour dans l'accueillante Suisse, afin d'échapper à l'impôt sur la fortune, ce qui, soit dit en passant, est tout à fait légal.
Dernièrement, on a vu Johnny Hallyday, au bras de Nicolas Sarkozy, pour le soutenir dans la campagne présidentielle et hop, le voilà désormais citoye
n suisse. Le ministre aurait-il manqué de lucidité en ne se souvenant plus que l'artiste cherchait déjà à s'enfuir de France pour aller en Belgique ? Si toutes les fortunes partent de notre pays, qui va payer encore plus d'impôts ? Bien entendu, les contribuables !
Certains disent « mais il a bien raison, nous payons bien trop d'impôts en France ». Si tous les assujettis à l'impôt s'expatrient, comment la France pourrait-elle faire face à ses dépenses publiques ?
Les autres, citoyens français et travailleurs invétérés, considérablement moins fortunés, verront donc leurs impôts renforcés, et devront, sans nul doute, mettre toujours plus la main au porte-monnaie.
Dans les montagnes suisses...
19 décembre 2006
France 24 : des débuts prometteurs
La chaîne française d’information internationale France 24 a été lancée mercredi 06 décembre 2006, après des années de mise en place. Elle rejoint ainsi les autres chaînes internationales : CNN, BBC World ou Al-Jazira. L’ambition : toucher près de 200 millions de personnes à travers le monde en proposant deux canaux : l’un en français, l’autre mêlant l’anglais (75 %) et le français (25 %). 
Courant 2007, il est prévu que la chaîne diffuse quatre heures d’émissions quotidiennes en arabe et en espagnol. Issue d’un actionnariat composé de TF1 et de France Télévisions, la chaîne française d’information internationale France 24 a une rédaction de 170 journalistes et un financement de 86 millions d’euros. Après un lancement mercredi exclusivement sur le Net qui a connu un franc succès avec plus de 500 000 connexions sur le site de la chaîne, France 24 est désormais diffusée sur le câble (Noos/Numéricable et Erenis), le satellite (CanalSat et TPS ) et ADSL. Enfin, un extrait de la présentation officielle de la chaîne et de ses ambitions : « France 24 affirme sa spécificité par une approche de l’information respectueuse des diversités, attentive aux différences et aux identités politiques et culturelles. Elle propose un décryptage approfondi de l’actualité pour en faire découvrir la partie immergée et montrer ce que le public n’est pas censé voir, savoir ou comprendre. Enfin, elle traite avec une attention particulière de la culture et de l’art de vivre ». L'avenir nous le dira.

