18 mars 2007
L'artiste Charley Case explore le corps humain
Son imagination trouve son origine dans la souplesse du trait, dont l’apparence humaine en est le fruit. Charley Case, artiste contemporain de 38 ans, développe son art dans la création multiple de formes humaines et dans l’exploration de la nudité. Polyvalent dans ses pratiques, l’artiste met en forme la relation intime et perpétuelle entre le corps de l’Homme et la nature.
Le fusain, l’encre de Chine ou indienne, ou encore l’aquarelle et sa technique rapide et immédiate emportent l’artiste dans un monde imagé, de la lumière à l’obscurité, de l’origine de l’Homme à sa finalité. Avec l’utilisation quasi-permanente de cercles, de ronds et de spirales, symbolique de l’irrémédiable cheminement de la vie vers la mort, tous les éléments y sont explorés et nous rappellent continuellement que le temps passe.
L’auteur prend le parti d’intégrer la nature à la mise en scène du corps sous toutes ses formes.
Cette représentation de la vie humaine est le fruit de sa relation fusionnelle avec le nu. C’est de ce concept que les chemins prennent forme. Sous l’impulsion de courbes légères, et guidé par l’instant, l’artiste cherche à occuper inlassablement l’infinité des possibilités que lui offre la volupté corporelle. Car c’est bien de ce corps dont il est question. Charley Case le dévore, le susurre et le séduit à la pointe de son art ; il lui donne une dimension à la fois imprégnée de pureté, de vie, de mort, de naissance et de désœuvrement. Le paradoxe est le point d’orgue de son art, il ausculte la métamorphose du corps et toutes les étapes de la vie, sur fond de nature humaine, de la position fœtale à la déchéance du corps et de l’esprit. Une pratique que l’artiste met en exergue, avec la complicité de matériaux multiples. Sur toile ou sur bois, il utilise des éléments tels que le vernis ou le tissu entraînant un effet de brillance terne, aux ombres évocatrices.
On peut
y apprécier la multiplicité des techniques artistiques. Bien qu’il fasse priorité à la peinture et au dessin, l’artiste trouve également son inspiration dans la photographie et la vidéo, formats artistiques dans lesquels la dimension mystique de la vie humaine prend forme ; nous découvrons par l’exemple la vidéo d’un squelette, empreint de vie et profondément agité par le rythme que donne ses os en mouvement. Pourtant symbole de mort, la représentation anthropomorphique de ce squelette témoigne d’un contraste évident ; à la faiblesse d’un corps décharné se dessine un aspect joyeux, vivant et enivrant.
La polyvalence de son art permet à Charley Case d’échapper à une réalité ; celle où tout est finalité. Au contraire, il cherche à présenter, par la variété des supports, des produits, des couleurs, et par de nombreux jeux d’ombres et de lumière, une mise en scène toujours inédite.
Il émane de ses œuvres une sensation de spirituel bien terre à terre. Aux allures parfois fantomatiques, les œuvres de Charley Case embarquent le spectateur dans une réflexion sur soi, sur le corps humain et sa présence dans un environnement naturel. La variété des formats et des couleurs le conditionnent à explorer les possibilités infinitésimales de sa relation au corps. Pour se faire, il exerce notamment son art sur le support corporel, avec lequel il communie inlassablement.
« Du rôle de l’arbre » - Charley Case
Exposition visible jusqu’au 05 mai 2007, à la Galerie d’art moderne et contemporain Sandrine Mons, 8, rue Dalpozzo, Nice. Renseignements : 04-93-82-04-09 / 06-84-40-76-19
10 janvier 2007
Dérèglement climatique
Nous le savons tous maintenant, le climat est bouleversé et n'est-ce pas
déjà trop tard pour y remédier. Au cours des dernières décennies
, les choses sont
allées de pire en pire et la planète se réchauffe considérablement. Ce sera
désormais très difficile de remettre les choses en place.
Hormis la contribution de chacun dans la vie de tous les jours pour limiter le dérèglement climatique (tri collectif, pollution etc...), je crois que c'est principalement aux industriels de réagir. Tant que l'on rejettera autant de gaz carbonique dans l'atmosphère, la nature et le climat continueront de se dégrader dangereusement. La terre est très malade de l'activité humaine. Les vingt dernières années ont été très marquées par les tempêtes, les cyclones, les tsunamis, les inondations. Toutes les catastrophes naturelles ont précipité certaines régions du monde dans le chaos.
Ces nombreuses -et désormais régulières- crises climatiques n'arrivent plus par hasard. L'atmosphère est tellement déréglée que n'importe quoi peut arriver n'importe ou. Il y a urgence à agir mais comment ? Une évidence : Rien n'arrêtera la machine humaine !
09 janvier 2007
SNCF : des privilèges énormes pour un personnel toujours en grève
Y'en a marre des grèves à répétitions ! Quelles qu'en soient
les raisons, elles prennent les "vrais travailleurs" en otage ! Oui,
nous les consommateurs, enfin, les usagers (le mot "client" n'existe
pas à la SNCF), nous qui renforçons les recettes atteignant le
s 10 milliards
d'euros annuels. N'oublions pas que l'Etat subventionne la SNCF à hauteur de 12 milliards
d'euros avec l'impôt des contribuables.
Au grand désespoir du consommateur fidèle que je suis, les mouvements de grève du personnel sont désormais
récurrents. Le personnel s'est installé dans un quotidien facile, prêt à
paralyser à nouveau la vie des gens alors que leurs avantages sont éloquents.
Lisez bien ce qui suit.
Un conducteur SNCF touche de 2200 à 3200 euros net par mois (environ 2 Smic) en
début de carrière. Jusqu'à 4800 net en fin de carrière qui, soit dit en
passant, est fixée à 50 ans. En travaillant 25H hebdomadaires (Vive les 35
heures), un conducteur de 40 ans voit son salaire net annuel s'élever à 75 000
euros (non vous ne rêvez pas). Enorme ! Comment est-ce possible?
Eh bien, la SNCF a mis en place de nombreuses primes au bénéfice des
agents ou conducteurs, qui permettent d'appréhender l'avenir sereinement. Comme
dans beaucoup d'entreprises, il existe la prime de fin d'année (çà, passons).
Il y a une prime de travail (admettons) mais aussi une prime de parcours
(restons calme), une prime de TGV (on se demande pourquoi; c'est peut-être plus
difficile de travailler dans un TGV), une prime de charbon (
oui, oui vous lisez
bien), une gratification de vacances, une gratification annuelle
d'exploitation, des indemnités pour les heures supplémentaires et (je dirais
même, enfin!) une allocation de déplacement (non imposable, bien sûr). Et
aussi, j'allais oublier, il existe (pour les sédentaires qui n'ont droit à
aucune prime), une prime d'absence de prime. Non là vraiment c'est trop. Le
luxe! Et avec tout çà, çà ne leur suffit pas encore!
D'autres privilèges sont réservés au personnel. Il ne pourrait se contenter de
tels affronts. Eh oui, il bénéficie de la gratuité des transports pour les
agents et leurs familles (Le Comité d'entreprise est très généreux), et
l'emploi à vie!
Et ce personnel ose encore se mettre en grève et nous, on laisse faire! Pire
encore, on semble les comprendre à chaque recommencement... Soyons réalistes et
comprenons qu'ils ne sont pas les plus mal lotis. Par pitié, qu'on n'entende
plus "ils ont sûrement raison de faire grève..."
03 janvier 2007
SMS : la star du réveillon
Adepte des SMS, j'ai modeste
ment participé le 31 décembre dernier au nouveau record du nombre d'envois de SMS à l'occasion du passage à la nouvelle année.
Les Français aiment écrire et le succès du blog en France (nous sommes dans les cinq premiers pays au monde au nombre de créations de blogs) en est une démonstration.
Il en est de même pour les SMS et nous autres Français souhaitons de plus en plus nos voeux avec des SMS et cette année des MMS, messages photo ou vidéo, selon les chiffres donnés lundi par les deux premiers opérateurs, SFR et Orange.
Chez Orange, entre minuit et une heure du matin, 24,8 millions de textos ont été envoyés (l'équivalent d'une journée lambda) en augmentation de 25% par rapport au nouvel an 2006, a indiqué lundi à l'AFP un porte-parole de France Télécom.
Le nombre de SMS envoyés par les clients du premier opérateur français (45% de parts de marché) avait déjà progressé de 20% sur cette tranche horaire, entre 2005 et 2006.
De 21H00 dimanche à 08H00 lundi, 53 millions de textos ont été envoyés par les clients d'Orange, contre 42 millions un an plus tôt.
De quoi encombrer le réseau. "En une heure, le réseau doit digérer ce qu'il digère habituellement en une journée", explique-t-on chez l'opérateur. Cent-dix personnes ont donc été mobilisés pour gérer l'affluence de SMS au moment du passage à la nouvelle année, soit "plus du double" que pour une autre nuit de l'année.
Pour éviter de provoquer des embouteillages sur les réseaux, les opérateurs régulent également les envois en retenant les messages pendant quelques minutes avant de les renvoyer aux destinataires.
Les clients de SFR (35% du marché) ont écrit pour leur part 11,5 millions de SMS entre minuit et une heure du matin, contre 10 millions lors du réveillon 2006.
Mais la nouveauté visible depuis l'an dernier est le développement de l'utilisation des MMS, ces messages multimédia auxquels l'expéditeur peut joindre une photo ou une vidéo, pour souhaiter une bonne année.
Sources : AFP
31 décembre 2006
Saddam : Une pendaison au goût amer
Saddam Hussein a été pendu!
Certes, le vieux brigand a commis des crimes atroces et il ne méritait guère mieux. Mais on peut douter de l'utilité du procédé dans un Irak déjà à feu et à sang. Peut-on admettre que dans ce contexte, cette décision gouvernementale soit appliquée dans un désir de vengeance pure ? Est-ce que la peine de mort était la solution ? Ne l'espérait-il pas ? Cela me rappelle un peu l'exécution à la sauvette de Nicolae Ceaucescu et sa femme un jour de décembre 1989, mitraillés sans ménagement dans une prison roumaine.
On se débarasse du bonhomme...au cas où...histoire d'être certain qu'il ne reviendra pas au pouvoir.
Le procès orchestré par les USA dans un Irak "démocratisé", n'aura pas permis de juger tous les crimes de Saddam (car de nombreuses autres condamnations pouvaient lui être imputées...), mais au moins, Georges W. Bush pourra arroser la nouvelle année la conscience tranquille : Justice est faite ! Le tyran est mort ! Une fois de plus, il a eu ce qu'il voulait...
29 décembre 2006
Cadeaux de Noël : Revente en ligne et gros business
Les cadeaux étaient à peine déballés au pied du sapin que
beaucoup d'internautes découvraient sur leur messagerie électronique une
invitation... à revendre les cadeaux qui les auraient décus.
Chacun des sites de vente aux enchères étalent leurs statistiques ;
eBay France,
leader du marché, informe que 15% des internautes français revendent déjà leurs
cadeaux. Et PriceMinister affirme qu'une personne sur trois se dit insatisfaite
des présents qu'elle a reçus à Noël !
La déception au pied du sapin n'est pas nouvelle, profondément liée aux inquiétudes qui accompagnent l'achat du cadeau. Mais jusqu'ici, elle se faisait plus
discrète. Le bibelot désolant était remis dans un coin perdu de la maison,
quant au bouquin sans intérêt trouvait sa place au fin fond d'une
bibliothèque. On peut y voir de l'hypocrisie, mais aussi la perpétuation d'un
rite social.
Tendance à devenir une fête essentiellement consumériste, Noël,
conserve cependant son âme festive qui marque la fin de l'année.
Et les cyberbrocanteurs s'acharnent à vouloir nous débarasser de nos derniers
principes en même temps que de nos cadeaux. Ces pratiques accélèrent les
réalités d'une société de consommation où seule compte, la satisfaction égoïste
et immédiate.
On savait déjà que le Père Noël pouvait être une ordure. Ceux qui prétendent le
succéder dans ce nouveau business, sont bien placés pour le dépasser.
28 décembre 2006
Jacques Crozemarie : Mort d'un escroc
Un es
croc a rendu l'âme ! Et par n'importe lequel. Derrière l'aspect courageux de ce "docteur miracle", Jacques Crozemarie, octogénaire, est mort dimanche, en région parisienne, près de cinq ans après être sorti de prison. Condamné à quatre ans ferme pour abus de confiance et recel d'abus de biens sociaux, il a bénéficié des classiques remises de peine qui lui ont permis de ne faire qu'un peu plus de deux ans.
Fondateur en 1962 de l'Association pour la recherche contre le cancer (ARC), le scandale qui l'a fait connaître a éclaté au grand jour en 1996. Suite à une dénonciation de l'Inspection générale des affaires sociales qui a entraîné sa condamnation, Jacques Crozemarie, aidé par un entourage peu scrupuleux, s'est moqué des malades du cancer, de leurs familles, des donateurs pourtant nombreux (3,5 millions) et du corps médical.
Des millions ont été détournés. Seuls 30% des fonds allaient à la recherche. On se doute aisément des sommes exorbitantes envolées, révélatrices pourtant d'une forte solidarité des citoyens. Paradoxalement, cette association était présidée par un homme manipulateur et irrespectueux de ce en quoi il s'était investi depuis tant d'années, à savoir la charité. C'est là où se situe la gravité de l'affaire.
L'ascension de l'escroc vu par le Groland
26 décembre 2006
La France, pays social ?
Bon nombre d'étrangers répondraient à cette interrogation par une affirmation.
Or, force est de constater que le pays dissimule les subventions promises, laisse sa population dans un climat de tension sociale et se dérobe même parfois lorsqu'il s'agit de verser des indemnités.
Allocations familiales, allocations de chômage, aides aux plus démunis. Les différentes aides a
pportées viennent contrebalancer les difficultés sociales d'une majorité de gens.
L'Etat joue la carte de la solidarité en ces périodes de grands froids, ils n'hésitent pas à revendiquer la solidarité aux SDF au travers de multiples spots publicitaires. Combien périssent-ils aujourd'hui et inondent les rues, faute de places suffisantes dans les centres d'accueil ? A Paris, plus de 100 000 logements restent vacants. Il est légitime de constater une incohérence dans tout le système.
Je déplore devant ce gâchis, toutes les pertes humaines considérables (revues cet hiver comme les précédents) et inadéquat au caractère social que les principaux membres du gouvernement Villepin tentent de valoriser dans leur politique.
Le pays pousse les hauts salaires dans la voie de l'excellence aux dépens des bas salaires qui demeurent dans la misère.
Les bénéficiaires du RMI jouissent également de la malheureuse réputation d'une situation un peu trop précaire. Pourquoi toutes les aides tendent à diminuer alors que la vie augmente sans cesse. Et à quel rythme...Sous le regard de plus en plus méprisant de certaines catégories sociales ou politiques. Je dis « méprisant » parce que je considère ce mot en adéquation maximale avec l'image peu flatteuse du politique face à ces personnes en grandes difficultés financières.
Où encore, les chômeurs ayant ouvert des droits aux allocations de chômage dénoncent eux-mêmes une nouvelle forme d'abus. L'obtention de certaines aides ne dépend plus vraiment du droit à chacun mais plutôt d'une volonté à toutes épreuves. Il faut sans cesse « courir après un dû ». Combien de gens attendent des mois avant de percevoir le moindre sou, faute d'une administration française dépassée et désorganisée face à toute cette précarité excessive.
Et je le dis comme je le pense, toutes les cotisations prélevées lors de périodes d'activité sont sensées apporter une sécurité qu'on ne ressent absolument pas. Mais la réalité Monsieur Sarkozy, ce n'est pas la sécurité à la personne que les gens réclament, c'est une sécurité en leur avenir.
Les taxes exorbitantes prélevées chaque mois sur la fiche de paye pourrait laisser penser que la France possède de nombreuses ressources plein les poches. Et malgré cette réalité, elles restent malheureusement trop mal réparties. Nous vivons dans un pays se caractérisant comme souverain en matière sociale alors que sa démarche de préservation et de privilèges en fait un pays de plus en plus déséquilibré. Et qui ne reste pas fidèle à sa réputation.
Au lieu de faire en sorte de limiter les écarts entre hauts et bas revenus, l'Etat poursuit sa marche en avant, seul et égoïstement, ignorant la réalité de la misère sociale. Le gouvernement se voit en premier responsable d'une société devenue inégalitaire. Il serait tant que nos dirigeants pensent le monde différemment et qu'il fasse en sorte d'équilibrer les richesses.
Au prémices d'une bataille féroce pendant laquelle vont se livrer sans merci les politiques en quête du pouvoir ultime, la question fondamentale des rapports sociaux -et surtout humains- dans notre pays passent désormais au dernier plan.
22 décembre 2006
Un parkour pas comme les autres
Les Nice Spirit pratiquent l’art du déplacement,
appelé plus communément le parkour. Cet art est une façon d'appréhender l'environnement qui nous entoure avec, pour
seul outil, le corps humain. Plus qu'un sport, c'est un art de vivre, une
philosophie d
e tous les jours.
Pouvoir faire face à tous les obstacles qui se présentent dans une
recherche de mouvements, alliant efficacité et maîtrise. C'est aussi la
connaissance de soi-même, savoir se confronter à ses propres appréhensions.
Ce sport, urbain le plus souvent, consiste à contourner les obstacles et à utiliser tout l’espace qu’on peut trouver sur son chemin. Lorsqu'un traceur* emprunte une rue, il va trouver spontanément des endroits par lesquels passer, que personne n'empruntera hormis lui : « Ca se passe au feeling, à chaque fois qu’on passe quelque part, on découvre de nouvelles figures à faire. On a une vision de la rue qui est différente de tout le monde », explique Nicolas, un des trois membres du groupe les Nice Spirit.
Ce sport ne s’exécute pas du jour au lendemain, Nicolas insiste fortement dessus. A 21 ans, il pratique le parkour depuis trois ans, à raison de quatre entraînements par semaine : « Il faut que cela soit progressif, quand tu ne le sens pas, tu ne le fais pas. C’est un sport dangereux, mais les risques, on les connaît ; si tu as un accident, c’est que tu n’as pas respecté quelque chose. Si tu t’habitues doucement, il n’y a pas de raison de se blesser ». Selon Nicolas, les risques existent mais ils sont étudiés : « Les sauts sont à chaque fois analysés avant de s’engager. Tout simplement pour n’avoir aucune surprise à l’arrivée ».
Un entraînement régulier primordial
Pour que tout se passe dans les meilleures conditions, la rigueur est essentielle. Nicolas a 21 ans, il pratique de la musculation, des pompes, des tractions et de la natation pour maintenir son corps au niveau. Ce sport est aussi un mode de vie, une philosophie, à entendre par là qu’on ne le pratique pas une fois par mois. Un entraînement régulier accompagné d’une bonne hygiène de vie permettent de progresser petit à petit et de découvrir ce sport complet, tant au niveau physique que mental. Il permet au pratiquant de développer des qualités telles que l'agilité, la résistance, la maîtrise et surtout la confiance en soi.
Un véritable effet de mode est apparu avec cette pratique. Notamment depuis le film Yamakasi, puis Banlieue 13 avec David Belle, le fondateur du Parkour : « De nombreux jeunes s’y mettent mais font ça n’importe comment, et arrêtent peu de temps après. En plus, quand tu as 12 ans, ta croissance n’est pas terminée et tu es un peu inconscient. Il est préférable d’attendre 16 ou 17 ans », conseille Nicolas.
* terme qui désigne celui qui pratique le parkour
Vidéo 2006 des Nice Spirit
20 décembre 2006
Raves Brisées
Free parties, teufs, raves, teknivals...Autant de qualificatifs pour désigner ces manifestations interdites et vues par tant de gens comme des supermarchés de la drogue, et rien de plus. Pourtant, elles sont partout depuis plus de vingt ans.
Les adeptes des sound-systems sont considérés comme des parias, des marginaux, simplement parce qu'ils ont choisi de vivre en dehors de la société.
Sous la forme de rassemblements clandestins pendant une nuit ou quelques jours, ces teufs prônent la liberté de créer et de vivre hors des schémas sociaux établis afin d'échapper au quotidien et de communier dans un élan de solidarité et de passion pour la musique électronique.
Les teufeurs proclament eux-mêmes leur différence : « Nous ne sommes pas des criminels, ni des terroristes, nous sommes juste différents par notre apparence et nos modes de pensée. Nous sommes fatigués de cette répression stérile alors que nous ne désirons que le respect », déclare une organisatrice. Il n'est évidemment pas rare de voir des soirées interrompues par l'intervention des forces de police. Pour beaucoup de participants, la présence des autorités reste abusive.
Une manifestation a réuni le 15 avril dernier à Strasbourg (67), de nombreux membres de cette grande tribu : « On ne peut plus tolérer que certains pays membres de l'Union Européenne méprisent et réduisent à néant ces espaces de liberté créative, soit par des actes violents policiers, soit par des législations sécuritaires ».
La colère des teufeurs s'est accentuée depuis le teknival organisé en République Tchèque l'an dernier : deux morts et plus de cent blessés. Un bilan bien triste qui résulte de la brutale intervention policière ayant mis fin à l'événement.
En plus du droit d'exister, les teufeurs protestent contre les répressions systématiques et non justifiées à leur encontre.
Teknival en République Tchèque peu avant son interruption
Par cette manifestation à l'échelle européenne, les teufeurs souhaitent condamner la République Tchèque, qui a réprimé le teknival de l'été dernier.
Enfin, ils réclament surtout le droit d'être considérés comme des acteurs socioculturels offrant à tous des spectacles libres, autogérés et sans intérêts financiers ; pour eux, l'accès à l'art et à la culture doit être inscrit comme un droit fondamental, et « les diverses manifestations organisées par ce mouvement en marge depuis trop longtemps devraient être considérées d'utilité publique », ajoutent-ils.
Le combat continue donc pour la ceux qu'on appelle « les gens en kaki » pour que la culture techno ne soit plus considérée comme hérétique.
Un peu de droit
...
Depuis mai 2001, un amendement déposé par Thierry Mariani (UMP) autorise la police à saisir le matériel dans les free-parties, sous contrôle d'un officier de police judicaire. Cet amendement stipule que « les rassemblements à caractère musical organisés par des personnes privées dans des lieux non aménagés et qui ne répondent pas à des critères d'organisation et de prévention des risques, susceptibles d'être encourus par les participants, doivent être déclarés aux préfets des départements dans lesquels l'évènement doit avoir lieu ». À cette déclaration doit être jointe une autorisation du propriétaire du terrain. Le préfet est libre de refuser le rassemblement si les critères ne sont pas respectés. Tout rassemblement organisé sans préalable ou malgré une interdiction du préfet peut coûter cher aux organisateurs : Saisie du matériel de son, peine de prison et 7500 euros d'amende.
De nombreux débats ont ébranlé l'Assemblée Nationale, après les protestations de plusieurs associations de promotion de la culture techno.
Aujourd'hui, le texte de loi reste flou et appliqué de manière arbitraire.

